Qui m'a appelé ?

Vérifiez un numéro inconnu avant de rappeler. En privé, en environ 60 secondes.

Pour savoir qui vous a appelé, vérifiez trois choses : l'indicatif du numéro (il révèle la région et parfois le piège), une recherche du numéro entre guillemets dans un moteur de recherche, et une recherche inversée pour tout ce qui n'est pas visible publiquement : propriétaire probable, fournisseur, détection VoIP et signaux de fraude. L'appelant n'est jamais avisé.

Comprendre les numéros de téléphone canadiens

10 chiffres, indicatif en tête
Un numéro canadien, c'est un indicatif régional de 3 chiffres suivi de 7 chiffres. Contrairement à l'Europe, l'indicatif indique la région, pas le type de ligne : impossible de distinguer un cellulaire d'une ligne fixe à l'œil. C'est la vérification qui le révèle.
514 et 438
Montréal et l'île. Le 438 est l'indicatif superposé ajouté quand le 514 s'est rempli : les deux sont aussi montréalais l'un que l'autre.
418 et 581
La ville de Québec et l'Est de la province, jusqu'en Gaspésie et sur la Côte-Nord.
819 et 873
Les régions : Outaouais, Mauricie, Estrie, Abitibi-Témiscamingue. Un appel du 819 peut venir de Gatineau comme de Rouyn-Noranda.
1-800, 1-888, 1-877, 1-866
Numéros sans frais. Les vraies entreprises les utilisent pour leur service à la clientèle ; rappeler ne coûte rien.
1-900
Numéros surfacturés, facturés à la minute. Aucune entreprise sérieuse ne vous demande de rappeler un 1-900 sans raison claire.
+1 qui n'est pas le Canada
Le plan de numérotation nord-américain couvre aussi une bonne partie des Antilles : un numéro en 876 (Jamaïque) ou 268 (Antigua) ressemble à un numéro d'ici, mais rappeler coûte le tarif international. Le piège classique du +1.
Numéro étranger, une seule sonnerie
Un indicatif étranger inconnu qui raccroche après une sonnerie ? C'est l'arnaque de l'appel manqué : ne rappelez pas, c'est le rappel qui coûte cher.
Appels de télémarketing
L'inscription à la Liste nationale de numéros de télécommunication exclus (LNNTE) du CRTC réduit les appels de télémarketing légitimes. Ceux qui appellent quand même malgré votre inscription se placent d'eux-mêmes dans la catégorie à ne pas rappeler.

Les fraudes téléphoniques les plus fréquentes au Canada

Presque toutes les fraudes se trahissent dès qu'on vérifie le numéro au lieu de croire l'histoire. Voici les schémas que les Canadiens signalent le plus au Centre antifraude du Canada en ce moment :

La fraude des grands-parents

Le grand classique canadien : un faux petit-enfant en détresse appelle, accident ou arrestation, puis un prétendu avocat prend le relais et réclame une caution, souvent remise à un transporteur envoyé chez vous. Raccrochez et rappelez le vrai numéro de votre petit-enfant. Aucune caution ne se paie comptant à un livreur.

Le faux conseiller bancaire

Un prétendu service de fraude de votre banque appelle, souvent en usurpant le vrai numéro de la banque sur l'afficheur, et vous presse de transférer vos fonds vers un "compte sécurisé". Ce compte n'existe dans aucune vraie banque. Raccrochez et composez vous-même le numéro au dos de votre carte.

Les textos de colis

Un texto soi-disant de Postes Canada, Purolator ou Intelcom : colis retenu, frais de douane, adresse à confirmer, avec un lien. C'est de l'hameçonnage. Vérifiez le suivi uniquement dans l'appli ou le site officiel du transporteur.

La fraude de l'ARC

Un faux agent de l'Agence du revenu du Canada menace d'arrestation ou de saisie pour des impôts impayés, à régler tout de suite, parfois en cartes-cadeaux ou en cryptomonnaie. L'ARC ne menace jamais d'arrestation au téléphone et n'accepte aucun paiement en cartes-cadeaux.

WhatsApp : "Allô maman, nouveau numéro"

Un numéro inconnu se fait passer pour votre enfant avec un nouveau téléphone et demande un virement urgent. Appelez l'ancien numéro pour vérifier. Contrôler le nouveau numéro avant prend 60 secondes.

Les appels manqués internationaux

Une sonnerie depuis un numéro étranger, puis plus rien. Le rappel aboutit sur une ligne surfacturée à l'étranger. Ne rappelez pas, bloquez, et signalez le numéro au Centre antifraude du Canada.

Foire aux questions

Comment savoir qui m'a appelé ?

Lisez l'indicatif, cherchez le numéro entre guillemets dans un moteur de recherche, puis lancez une recherche inversée : elle montre le propriétaire probable, le type de ligne et les signaux de fraude en environ 60 secondes, sans que l'appelant en sache rien.

Devrais-je rappeler un numéro inconnu ?

Vérifiez d'abord, décidez ensuite. Ne rappelez jamais un indicatif étranger après une seule sonnerie (arnaque de l'appel manqué), ni un 1-900, ni un numéro des Antilles en +1 que vous ne connaissez pas. Un appelant sérieux laisse un message dans la boîte vocale ou réessaie.

Où signaler un numéro frauduleux ?

Au Centre antifraude du Canada (en ligne ou au 1-888-495-8501), à votre police locale en cas de perte d'argent, et à votre banque immédiatement si vous avez fait un paiement. Contre le télémarketing, inscrivez-vous à la LNNTE du CRTC et bloquez le numéro dans votre téléphone.

Chercher le numéro sur Google, est-ce que ça vaut la peine ?

Pour les numéros d'entreprise, souvent oui : ils figurent sur les sites web et les fiches Google. Pour un cellulaire personnel, presque jamais : les cellulaires n'ont jamais été dans les annuaires publics canadiens, Canada411 compris. C'est là que la recherche inversée avec des données sous licence prend le relais.

Guides sur les appels inconnus

Sachez qui se cache vraiment derrière ce numéro

Une vérification privée prend environ 60 secondes. La personne n'est jamais avisée.

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